

1666 : Molière crée sa farce Le Médecin malgré lui où Sganarelle
passe pour un docteur parce qu’il aligne des mots latins que
personne ne comprend. 1858 : Gounod arrange la pièce de Molière en opéra comique et passe pour un abbé parce qu’il a fait des études de théologie. Le texte parlé de ce nouveau Médecin malgré lui est celui de Molière, le texte chanté a été écrit par Jules Barbier et Michel Carré. Texte et musique se donnent la réplique et le génie comique de Molière a été transposé par un Gounod cultivant l’imprévu. Opéra décalé ou théâtre amplifié, le spectacle est une machine à jouer à contre-courant des oeuvres de l’époque : privilégiant l’épure et la simplicité avec beaucoup d’inventivité, la musique de Gounod tournait le dos à l’art pompier du Second Empire et s’exposait aux critiques les plus virulentes. 2009 : Sandrine Anglade, que l’on retrouvera régulièrement à l’Opéra de Dijon pour toute la saison, joue sur ce passage du théâtre à la musique en compagnie du chef d’orchestre Pascal Verrot que vous entendrez également diriger Les Saisons de Haydn en novembre. Dans un lit géant où les personnages apparaissent ou disparaissent au gré des ressorts de l’action, l’impétuosité du XVIIe siècle et le moralisme du XIXe siècle se rencontrent dans un opéra plein de surprises où vous pourrez découvrir de jeunes solistes sur le chemin du chant et du jeu. |
| du mer 30 sep au dim 4 oct | EN SAVOIR PLUS |
Jean-Philippe Rameau : compositeur né à Dijon et considéré comme
le plus grand musicien français du XVIIIe siècle. Emmanuelle Haïm : chef d’orchestre, fondatrice du Concert d’Astrée, victoire de la musique 2003, entendue à l’Opéra de Dijon l’année dernière dans (After) The Fairy Queen de Purcell et souvent désignée comme l’une des musiciennes les plus talentueuses de l’école baroque. Claude Buchvald : metteure en scène, comédienne et enseignante, a monté des opéras, des pièces de théâtre et du théâtre musical mais également de la poésie ou des textes philosophiques et fait partie des metteurs en scène les plus reconnus de sa génération. Daniel Larrieu : chorégraphe perturbateur, a créé des spectacles en piscine, dans des jardins ou en bord de mer, organise la rencontre de la danse, de la musique et des arts plastiques et est considéré comme l’un des fondateurs de la danse française contemporaine. Dardanus : histoire d’un amour contrarié qui triomphe après la mort d’un monstre envoyé par Jupiter, musique extrêmement novatrice où alternent drame sombre et scènes brillantes, premier opéra baroque présenté en version scénique à Dijon, production réunissant vedettes du chant lyrique, spécialistes du baroque et étoiles du monde du spectacle, opéra à ne surtout pas manquer. |
| mer 18 nov à 20h / ven 20 nov à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Quelles sont les nouvelles ? Avec son opéra Neues vom Tage (Les Nouvelles du jour), Hindemith s’attaquait à l’Allemagne des années 1920 et choquait, en vrac : - une compagnie de gaz (un personnage vante les mérites de l’eau chauffée à l’électricité), - certains amateurs d’opéra (les scènes d’amour lyriques habituelles sont méchamment parodiées), - la morale (les protagonistes ne pensent qu’à divorcer en se croisant dans un hôtel du libre-échange où l’on prend son bain à plusieurs), - les médias (que l’on voit plus intéressés par les faits divers que par l’actualité politique) - les bonnes gens (la Vénus de Milo, en plus de ne pas avoir de bras, se retrouve sans tête) - les nazis (là, c’est un ensemble). Très rarement joué en France, Paul Hindemith a amené la modernité musicale dans l’Allemagne conservatrice de la République de Weimar : grand théoricien de la musique à la créativité débordante, attaqué personnellement par Hitler et poussé à l’exil après l’avènement du régime nazi, Hindemith impose un style original et très personnel où les timbres rares et la recherche harmonique apparaissent au premier plan. Partisan d’une musique objective où la sensibilité est toujours retenue, Hindemith n’en reste pas moins engagé dans son époque : après sa “comédie érotique pour des marionnettes birmanes” (Dans Nusch- Nuschi), l’enfant terrible de l’opéra allemand continuait à bousculer les gens comme il faut en parodiant la vie du début du XXe siècle. Quelles sont les nouvelles, demandions-nous ? Au début du XXIe siècle, rien de bien neuf, en somme… |
| du mar 15 déc au dim 20 déc | EN SAVOIR PLUS |
On l’a vu avec Lorenzaccio en novembre, l’engagement politique ne
pèse rien face à la force du destin. Dans Rigoletto de Verdi monté
par le même Yves Beaunesne, la scène est également le miroir du
monde et les misérables sont bien peu de choses face à la noblesse.
Verdi mit seulement quarante jours pour composer cet opéra
grandiose inspiré du Roi s’amuse de Victor Hugo. Racontant
l’histoire d’un bouffon qui court à sa propre perte en tentant
d’assassiner son maître lorsque celui-ci menace l’honneur de sa fille,
la pièce de Hugo fut rapidement interdite à cause de ses attaques
contre la noblesse et la monarchie, et Verdi lui-même eut quelques
démêlés avec la censure en en reprenant l’intrigue. Un régicide, même manqué, avait en effet du mal à passer, et le pouvoir ne semblait pas sous-estimer la puissance politique du théâtre et de l’opéra : un bal masqué est toujours suspect, et si les artistes ne sont pas toujours des brigands, à l’époque on était loin de vouloir laisser le théâtre en liberté. Contrairement à ce que pourrait laisser entendre le titre, le héros de Rigoletto n’est pas vraiment un homme qui rit, mais la puissance dramatique, le faste musical, la brutalité de l’intrigue, l’intensité des scènes d’amour et l’opulence vocale firent de ce dernier jour d’un condamné un immense succès. Après des années parfois funestes, Hugo et Verdi font aujourd’hui partie de la légende des siècles, et leurs oeuvres sont aujourd’hui si réputées que l’on sait que vous n’aurez aucun mal à en retrouver neuf titres cachés ici… |
| du ven 8 jan au jeu 14 jan | EN SAVOIR PLUS |
Les philtres d’amour ne fonctionnent pas, c’est bien connu… L’Élixir d’amour s’ouvre en se moquant de l’histoire de Tristan et Iseult, et pourtant son héros ira se ruiner en flacons d’une potion bien peu efficace (mais diablement onéreuse) pour gagner le coeur de sa bien-aimée qu’il croit indifférente : comme elle est belle, mais comme elle est chère ! Sauf que feindre le mépris est parfois une ruse féminine et que le sentiment surgit souvent là où on ne l’attend pas. L’amour finira donc par se révéler et le fabricant de la potion par faire fortune : après une larme furtive donnant lieu à l’air le plus connu de cet opéra, c’est le sens pratique qui s’effondre : je suis riche et tu es belle, j’ai des ducats et tu as des charmes, que veux-tu de plus ? Ce qu’elle veut de plus ? Être amoureuse, sans doute, mais heureusement, des fiançailles, ça peut toujours se rompre, même à la dernière minute. Après Lucia di Lammermoor l’année dernière à l’Opéra de Dijon, retrouvez Olivier Desbordes dans une mise en scène d’un autre opéra de Donizetti au dénouement cette fois beaucoup plus joyeux, et découvrez la quintessence de l’opéra italien qui inspira les débuts de Giuseppe Verdi. |
| du mer 24 fév au dim 28 fév | EN SAVOIR PLUS |
Au royaume du Roi de Trèfle, le prince est malade -du moins, c’est
ce qu’il dit. Les médecins préconisent de le faire rire pour le guérir,
sauf qu’un complot destiné à prendre le pouvoir va littéralement
chercher à le faire mourir d’ennui. De rebondissements en malédiction, le prince tombe amoureux d’une princesse sortie d’une orange qui, sauvée par de faux spectateurs présents sur le plateau, se retrouve transformée en rat : l’amour et le rire peuvent-ils triompher dans cette mise en abyme où l’opéra parle de lui-même en même temps qu’il se joue ? Après le dialogue des arts à l’oeuvre dans Le Médecin malgré lui en septembre, Sandrine Anglade et le chef d’orchestre Pascal Verrot nous reviennent pour continuer à interroger les liens entre théâtre et musique : la musique se met en scène et le théâtre est une partition, mais une chose est sûre, les deux se jouent. Découvrez les fantaisies d’un Prokofiev corrosif et faites résonner théâtre et opéra en allant assister aux lectures de L’Oiseau vert de Carlo Gozzi, l’auteur de la pièce dont Prokofiev s’est inspiré pour son opéra. Chez Prokofiev et Gozzi, on court, on saute, on danse, on se masque, on chante, on pense, on rit et on joue : c’est à vous ! |
| du mer 5 mai au mar 11 mai | EN SAVOIR PLUS |

Vous l’avez sans doute constaté l’année dernière : l’Opéra de Dijon,
que cela soit pour sa communication ou son concert d’ouverture de
saison, aime bien la mer. La Mer de Debussy, que vous avez peut-être entendue il y a juste un an à l’Auditorium, nous revient donc cette année avec le London Symphony Orchestra dirigé par Valery Gergiev : la musique est un éternel recommencement et le clin d’oeil est presque évident pour ce monument de la musique symphonique commencé par Debussy alors qu’il séjournait en Bourgogne. En pleine seconde guerre mondiale, l’empire soviétique résiste à l’invasion nazie et, tiraillé entre son statut de musicien officiel et ses talents de compositeur extrêmement novateur, Chostakovitch offre en 1943 une Symphonie n°8 emplie d’énergie brutale tournée à la fois vers l’effort de guerre et l’avenir de la musique. La dernière fois que le London Symphony Orchestra et Valery Gergiev sont venus ensemble à l’Auditorium, c’était le 8 mars 2008 pour un concert pour le moins inhabituel : les instruments des musiciens étant restés bloqués à la douane de Calais, le spectacle n’avait eu lieu qu’après une mobilisation en forme de course contre la montre à travers la France pour se faire prêter tout le matériel nécessaire à l’exécution du concert. Espérons que cette fois sera un peu plus calme pour tout le monde, même si l’on est sûr que Valery Gergiev, qui est sans doute le chef le plus demandé au monde, et le London Symphony Orchestra, l’un des plus grands orchestres actuels, ouvriront en beauté cette saison 2009-2010 de l’Opéra de Dijon. |
| ven 25 sep à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Louis XIV, Louis XV : la musique française est à son apogée. Guidée
par Rameau, elle laisse libre cours aux audaces et suscite les avantgardes. Louis XVI : Paris est la capitale européenne de la musique où affluent des compositeurs étrangers. Mais le style français s’épuise et l’opéra est en pleine crise de répertoire : quinze ans avant la Révolution, le renouveau de la musique française passe par des compositeurs italiens qui, installés à Paris, entremêlent les influences pour réinventer l’opéra et créer un style européen. Cherubini, Donizetti, Rossini, Sacchini, Salieri ou Spontini initient ainsi le romantisme français et composent des oeuvres lyriques qui connaîtront un grand succès et passeront à la postérité. C’est le début d’un tournant artistique et le prologue à bien des bouleversements : rien de mieux qu’une époque charnière pour deux chanteuses exceptionnelles accompagnées du Cercle de l’Harmonie, fondé dans le but de servir la musique allant de la fin de l’Ancien Régime au premier Empire en passant évidemment par la Révolution… |
| jeu 8 oct à 20h | EN SAVOIR PLUS |
On aimerait pouvoir décrire la musique de Thierry Escaich à ceux
d’entre vous qui ne l’ont pas encore entendue : seulement, le jeune
compositeur est du genre inclassable et invente peu à peu une
musique au style très personnel qui, à force de ne jamais chercher à
être originale, finit par l’être complètement. Son oeuvre cultive la
jeunesse éternelle et ne se rattache à aucun courant mais se lie tout
de même à un opéra, celui de Lyon où il est en résidence depuis 2007.
C’est pour un autre artiste en résidence dans un opéra que Thierry
Escaich a composé ce concerto pour violon : on ne vous présente
plus David Grimal, violoniste à la carrière internationale associé à
l’Opéra de Dijon avec son ensemble les Dissonances depuis l’année
dernière. Dirigé par le brillant Christian Arming qui a déjà conduit presque soixante orchestres à l’âge de trente-sept ans, l’Orchestre national de Lyon accompagne David Grimal pour la création de ce concerto et vous offre de redécouvrir deux oeuvres rarement données en concert : la Symphonie n°8 dite « Inachevée » constitue l’une des partitions les plus célèbres de Schubert malgré ses mouvements manquants et, dédiée à l’armée tchécoslovaque, la Sinfonietta pour orchestre de Janácek, mêle folklore populaire et langage musical novateur dans une oeuvre aux allures de fanfare joyeuse. |
| ven 9 oct à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Les goûters de l’opéra vous font
découvrir en douceur ce qui vous fait
peut-être un peu peur, que vous soyez
petit ou grand. Au programme ?
Mini-concerts, petits spectacles, courtes
lectures, projections de films et joyeuses
rencontres : si vous aimez l’inattendu,
venez à ce premier goûter qui vous
réserve bien des surprises ! |
| sam 10 oct à 16h | EN SAVOIR PLUS |
On fête cette année le deux cent cinquantième anniversaire de la
mort de Haendel. Citoyen européen avant l’heure, le compositeur né
en Allemagne passe par la France et l’Italie avant de s’installer à
Londres et d’obtenir la nationalité anglaise. Les oeuvres de Haendel sont encore mal connues en France et souffrent de l’écrasante renommée de Jean-Sébastien Bach qui semble aujourd’hui encore occulter toute la musique baroque. Haendel était pourtant extrêmement prolifique, et l’Opéra de Dijon mettra à l’honneur l’exceptionnelle diversité de sa musique sur plusieurs saisons, à commencer par Le Messie en décembre. Tiré de l’Ancien Testament, son oratorio Israël en Égypte retrace la fuite du peuple hébreu emmené par Moïse sur la mer Rouge et connaît un échec retentissant lors de sa création : l’importance du choeur déconcerte le public et le mariage du théâtral au religieux choque les puritains. OEuvre monumentale annonçant le goût pour le grandiose qui prévaudra au siècle suivant, Israël en Égypte réunit les styles de son époque dans une polyphonie colorée que sauront mettre en valeur le choeur enthousiaste d’Arsys Bourgogne et l’orchestre plein de vie du Concerto Köln emmenés par Pierre Cao. |
| mar 20 oct à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Amusez-vous avec un duo inhabituel
qui mêle avec humour jonglage et
accordéon dans un véritable concert
jonglé qui célèbre la liberté de jouer,
d’improviser et de dialoguer avec
le public : profitez d’un spectacle unique
qui (se) joue des frontières entre
les arts... |
| sam 24 oct à 16h | EN SAVOIR PLUS |
Issu d’une famille modeste, Haydn resta longtemps au service de
princes hongrois : entre domestique comme les autres et
compositeur au talent inédit, il alterna musique répondant parfois
aux goûts académiques de ses mécènes et oeuvres extrêmement
novatrices pleines d’émotion et d’humour. Il compose l’oratorio Les Saisons juste après le succès incroyable de sa Création sur un livret écrit par Van Swieten, ami de Mozart et mécène de Beethoven. Ouvrage ambitieux dont la composition, il le reconnut volontiers lui-même, le fatigua énormément, Les Saisons partent de l’homme pour toucher Dieu, et l’humanité rencontre l’univers dans cette célébration à la fois sublime et populaire de la nature. L’audace des Saisons devrait être magnifiquement servie par la Camerata - Orchestre de Dijon, la nouvelle force musicale de Bourgogne dirigée par Pascal Verrot que l’on a déjà rencontré en octobre dans Le Médecin malgré lui. |
| ven 6 nov à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Si Haydn est le compositeur des
Saisons, un oratorio grandiose et
enthousiaste, c’est aussi un musicien
aux multiples facettes qui a écrit une
musique de chambre inventive et pleine
d’humour : avec le trio Atanassov,
découvrez trois de ses oeuvres pour
violon, violoncelle et piano. |
| sam 7 nov à 16h | EN SAVOIR PLUS |
Venez admirer de près les marionnettes
utilisées dans Lorenzaccio pour entrevoir
l’univers de la pièce en compagnie de
ses comédiens le temps d’une rencontre
autour de Musset ! |
| sam 14 nov à 16h | EN SAVOIR PLUS |
Avec le duo violon-clavecin de Violaine Cochard et Stéphanie-Marie Degand,
cofondatrice du Concert d’Astrée que vous pourrez écouter à l’Opéra de Dijon dans
Dardanus, continuez à explorer la musique française du 18e siècle avec Rameau
et Leclair, danseur, violoniste virtuose et compositeur extrêmement brillant. |
| sam 21 nov à 16h | EN SAVOIR PLUS |
Redécouvrir des compositeurs que personne ne connaît, éplucher
des archives et parfois reconstituer des partitions éparpillées, telles
sont, entre autres, les ambitions de l’ensemble des Traversées
Baroques fondé par deux Dijonnais d’adoption, Etienne Meyer et
Judith Pacquier. À l’honneur cette année : Marcin Mielczewski, que vous avez peut-être entendu à l’Opéra de Dijon en octobre 2007 et sur qui on sait peu de choses : il est polonais, il est mort en 1651 et il a été sous l’influence des compositeurs italiens de l’époque. Son oeuvre est très abondante, mais seules deux de ses compositions ont été publiées de son vivant : c’était sans compter l’ensemble des Traversées Baroques qui a retrouvé des partitions manuscrites et vous permet d’entendre aujourd’hui ce chef d’orchestre et compositeur de pièces religieuses et d’oeuvres de concert, attaché à la Chapelle Royale de Varsovie et figure incontournable du XVIIe siècle polonais. |
| mar 24 nov à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Après Neues vom Tage, explorez les oeuvres très personnelles et accessibles
de Hindemith, un musicien plein d’humour qui fut persécuté par les Nazis. |
| sam 28 nov à 16h | EN SAVOIR PLUS |
Pour vous parler de la Russie, les Dissonances ont choisi une oeuvre
que Tchaïkovski a composée en souvenir d’un séjour en Italie : la
Russie est à l’honneur et l’entrelacement des cultures aussi. Alfred Schnittke, compositeur russe décédé en 1998, était d’origine allemande, et le mélange des influences était au coeur de son art. Quant à Valentin Silvestrov, l’un des plus grands représentants de la musique russe contemporaine, il est né en Ukraine et définit son oeuvre comme une suite de résonances entre les styles et les époques : de la nostalgie à l’avant-garde, Silvestrov fait le lien entre la musique russe d’hier et d’aujourd’hui. En résidence à l’Opéra de Dijon depuis 2008, les Dissonances ont à coeur de vous faire découvrir un répertoire mal connu : faites-leur confiance et laissez-vous emporter par l’âme russe le temps d’un concert… |
| ven 4 déc à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Connaissez-vous Averroès ? Dans le
cadre du festival des Nuits d’Orient,
venez voir Le Destin de Youssef Chahine,
le film retraçant la vie d’un philosophe
aussi médecin et juriste : victime du
fondamentalisme et persécuté à la fin
de sa vie, il entremêla philosophie
et religion, connaissance et bonheur
et orient et occident. |
| sam 5 déc à 16h | EN SAVOIR PLUS |
On se représente souvent Jésus souffrant sur la croix, et Le Messie
rompt avec les idées répandues en nous donnant à voir un Christ
éclatant et souverain. Oratorio très célèbre que Haendel composa en à peine trois semaines, Le Messie connut un accueil triomphal à sa création en Irlande et glacial deux ans plus tard à Londres : comme pour son Israël en Égypte programmé à l’Opéra de Dijon en octobre, Haendel est critiqué par un public refusant d’entendre de la musique religieuse dans les salles de concert. On n’écoute plus aujourd’hui la musique sacrée de la même manière, mais le style baroque reste encore méconnu et parfois mal apprécié : après Dardanus de Rameau en novembre, le Concert d’Astrée dirigé par Emmanuelle Haïm revient donc à l’Opéra de Dijon, qui a choisi cette année de mettre à l’honneur un répertoire à (re)découvrir. |
| jeu 10 déc à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Autour de Rigolettode Verdi, venez
participer à un atelier où parents
et enfants créeront ensemble un
spectacle collectif : chant, danse,
musique, théâtre… Investissez toutes
les disciplines et rêvez-vous en artiste
le temps d’un après-midi. |
| sam 12 déc à 11h / sam 12 déc à 16h | EN SAVOIR PLUS |
Connaissez-vous la musique tchèque ? Avec Jana Sykorova qui interprète Maddalena
dans Rigoletto, découvrez des extraits d’opéras composés par des musiciens tchèques
et voyagez en Europe centrale le temps d’un après-midi... |
| sam 9 jan à 16h | EN SAVOIR PLUS |
La Révolution Culturelle porte mal son nom : lancée en Chine en
1966 par Mao-Zedong après l’échec du Grand Bond en avant (qui lui
aussi porte mal son nom au vu du marasme économique et des
famines qu’il a suscités), elle visait à rééduquer les intellectuels,
éliminer les opposants au pouvoir et renforcer le culte de la
personnalité de Mao. Zhu Xiao-Mei est alors envoyée dans un camp dit de «rééducation» en Mongolie intérieure durant cinq ans : elle résiste en recopiant des partitions de Bach et les joue au piano en les faisant passer pour de la musique officielle chinoise. Comme Lao-Tseu, Bach devient le guide de sa vie sur un chemin de sagesse qui la mène à l’excellence musicale et à la paix intérieure. C’est avec ce compositeur essentiel à sa vie et à sa carrière que Zhu Xiao-Mei a choisi de venir à l’Opéra de Dijon. Celle qui se produit sur scène avec parcimonie nous offre l’un des plus grands monuments de la musique pour clavier : au-delà de l’anecdote d’une vie broyée par l’oppression, laissez-vous emporter par le jeu pudique et spirituel d’une pianiste audacieuse et pleine de grâce. |
| ven 15 jan à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Victime de la Révolution culturelle
chinoise, Zhu Xiao-Mei a survécu dans
les camps grâce à la musique : autour
de son autobiographie publiée en 2007,
venez rencontrer une femme unique et
une musicienne exceptionnelle. |
| sam 16 jan à 16h | EN SAVOIR PLUS |
Après l’hommage de fin novembre, continuons la saison russe de
l’Opéra de Dijon pour retrouver l’univers des Ballets Russes avec
L’Oiseau de feu que Stravinski, compositeur russe alors installé à
Paris, composa sur la commande de la célèbre compagnie de danse.
Triomphe dès sa création, L’Oiseau de feu lançait la carrière
foudroyante de Stravinski et l’installait comme le créateur le plus
radical de sa génération en alliant la tradition russe aux audaces
formelles les plus inédites. Maurice Ravel, lui, se fâcha irrémédiablement avec les Ballets Russes après un projet de collaboration avorté, ce qui ne l’empêcha pas de fréquenter Stravinski ni, surtout, de connaître le succès : sonConcerto en sol majeur partit en tournée immédiatement après sa création et l’extrême virtuosité de son écriture n’exclut pas la tension dramatique ni la poésie. Avec son ballet Ma Mère l’oye qui fut joué à sa création par des enfants, Ravel continue à dessiner son jardin féerique tandis que Darius Milhaud nous fait découvrir les fantaisies du Carnaval de Rio avec Le Boeuf sur le toit : découvrez ou retrouvez le ballet du début du XXe siècle avec l’Orchestre national de Lille dirigé par Jean- Claude Casadesus, passeur convaincu et chef d’orchestre brillant. |
| jeu 21 jan à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Retrouvez le concert Schubertiades #2 en vidéo à la demande dès Lundi 25 janvier ! Qu’est-ce qu’une Schubertiade ? En guise de définition partielle et partiale, disons en bref que les Schubertiades étaient un groupe intellectuel fondé autour du compositeur Franz Schubert : il ne faisait pas bon vivre pour les artistes autrichiens du XIXe siècle, et ce genre de cercle était une condition de survie sous un régime politique oppressant. En fait, sous leur nom léger, les Schubertiades cachent une réalité bien plus compliquée : Jos van Immerseel, que vous retrouverez ensuite en mai pour les trois dernières symphonies de Mozart, vous expliquera lors d’une conférence les subtilités de cette vie intellectuelle en marge de la vie réelle. Amitié profonde et création artistique s’y mêlaient étroitement, comme pour ces nouvelles Schubertiades où David Grimal, violoniste en résidence à l’Opéra de Dijon, convie ceux qui sont à la fois ses amis musicaux et parmi les grands talents de la scène actuelle pour faire revivre les oeuvres d’un compositeur romantique encore méconnu. Passez donc un week-end en compagnie de musiciens exceptionnels pour redécouvrir les chefs-d’oeuvre de Schubert, également présent en octobre à l’Opéra de Dijon pour le concert de l’Orchestre national de Lyon et de David Grimal, ainsi qu’en juin pour la danse des Impromptus de Sasha Waltz. |
| du ven 22 jan au dim 24 jan | EN SAVOIR PLUS |
Où chanter Le Voyage d’Hiver de
Schubert ? Klaus Voswinckel a filmé la
tournée que le chanteur Thomas Bauer
a consacrée à la Sibérie : venez
découvrir le film et rencontrer les deux
hommes pour un moment musical et
cinématographique autour de Schubert. |
| sam 23 jan à 14h30 | EN SAVOIR PLUS |
Aux enfants qui veulent découvrir
la danse, rendez-vous avec Nathalie
Collantes pour un drôle de spectacle qui
occupe le foyer du Grand Théâtre
de plein de manières différentes :
jouez avec l’espace et apprivoisez l’art
de la danse… |
| sam 30 jan à 16h | EN SAVOIR PLUS |
Après le concert des Italiens à Paris d’octobre, retrouvons Jérémie
Rhorer et le Cercle de l’Harmonie pour un programme autour de
Mozart et Haydn. Malgré leurs vingt-quatre ans de différence, les deux compositeurs nouèrent une amitié profonde mêlée d’estime réciproque, et si Haydn fut d’abord le maître de Mozart, ils s’influencèrent beaucoup l’un et l’autre. Composés pour voix seule avec accompagnement instrumental, leurs airs de concert étaient destinés à mettre en valeur la voix des chanteuses qu’ils appréciaient : avec Sophie Karthäuser, jeune soprano déjà très remarquée et particulièrement brillante dans les répertoires de Mozart et Haydn, plongez dans le genre du récital par excellence et laissez-vous envelopper par une voix sublime. |
| mer 3 fév à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Qu’est-ce que le Bel Canto ? Découvrez-le avec Stéphanie Loris, qui interprète
Gianetta dans L’Elisir d’amore , en écoutant des extraits d’opéra... |
| sam 27 fév à 16h | EN SAVOIR PLUS |
Le pianiste Mikhaïl Rudy étant souffrant, nous nous voyons contraint d'annuler ce concert. Merci de vous rapprocher de la billetterie pour l'échange ou le remboursement de vos places. Nous vous remercions de votre compréhension. |
| mar 2 mar à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Venez écouter les textes des plus grands
écrivains tchèques du 20e siècle pour
un spectacle qui mêlera théâtre musique et art avec la présentation d'un collage de Jiri Kolar, oeuvre du mois au Musée des Beaux-Arts de Dijon et prêtée pour l'occasion. |
| sam 6 mar à 16h | EN SAVOIR PLUS |
Peut-on jouer une symphonie de Beethoven sans chef d’orchestre ?
Oui, quand on s’appelle les Dissonances : l’ensemble en résidence à
l’Opéra de Dijon depuis l’année dernière est formé des solistes des
plus grands orchestres internationaux et a fait de l’absence de chef
d’orchestre un atout original. D’envergure exceptionnelle, les symphonies de Beethoven ont réinventé l’orchestre et font toujours partie des oeuvres symphoniques actuellement les plus jouées. Annonçant le génie que Beethoven allait développer, la Symphonie n°1 choqua quelques auditeurs peu enclins à dire adieu au siècle passé : avec les Dissonances, vivez l’orchestre autrement et redécouvrez une oeuvre aujourd’hui presque trop connue. Laissez-vous ensuite porter par le Concerto pour violon du même Beethoven interprété par David Grimal, le violoniste fondateur des Dissonances que vous avez déjà croisé avec l’Orchestre national de Lyon en octobre dernier : extrêmement difficile à interpréter, le concerto connut un triomphe à sa création et reste aujourd’hui, comme les quatuors à cordes de Beethoven, une cathédrale quasiment parfaite et jamais égalée par la postérité. Également présent au concert d’octobre de l’Orchestre national de Lyon avec David Grimal, Thierry Escaich a rapidement gagné sa célébrité : à quarante-cinq ans, il est considéré comme l’un des compositeurs français les plus talentueux, et ce quatuor à cordes plein de surprises devrait vous faire regarder la musique de chambre d’un autre oeil. |
| ven 12 mar à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Avec trois solistes de l’ensemble des
Dissonances, Ayako Tanaka au violon,
Lise Berthaud à l’alto et Victor-Julien Laferrière
au violoncelle, plongez dans la musique
de chambre de Beethoven et savourez
deux de ses cinq trios pour cordes, tous
composés dans sa jeunesse. |
| sam 13 mar à 16h | EN SAVOIR PLUS |
Les Dijonnais connaissent sans doute déjà le Quatuor Manfred qui
concilie carrière européenne et attache durable dans la capitale de
Bourgogne où il donne de nombreux concerts tout en s’attachant à
la transmission de la musique après des élèves du conservatoire, des
collèges et des lycées de la ville. Après l’intégrale des quatuors à cordes de Haydn l’année dernière, le Quatuor Manfred s’associe à la saison russe de l’Opéra de Dijon pour vous offrir un programme de musique de chambre autour de trois des plus grands compositeurs russes modernes. Premier compositeur russe à avoir écrit un quatuor à cordes d’envergure, Tchaïkovski pénètre ce haut symbole de la musique classique d’un esprit authentiquement russe. Découvrez ce deuxième quatuor à cordes qu’il n’hésita pas, malgré ses doutes habituels, à désigner comme l’une des meilleures choses qu’il ait jamais écrites, puis plongez dans l’univers sombre et caustique de Prokofiev qui composa son premier quatuor à cordes pour répondre à une commande particulièrement bien payée : l’influence de Beethoven et le lyrisme romantique russe s’entrelacent dans une partition grave qui prépare la solennité et l’ambiguïté du quintette pour piano et cordes de Chostakovitch. |
| sam 13 mar à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Depuis sa création en 1998, l’Académie européenne de musique
accompagne au-delà du temps fort du Festival d’Aix-en-Provence
l’insertion professionnelle de ses artistes en France et à l’étranger.
Fidèle à son engagement auprès des jeunes talents, HSBC soutient
pour la quatrième année consécutive cette action spécifique de
l’Académie, les « Lauréats HSBC ». Parmi les 350 artistes qui ont
participé à l’Académie depuis 2006, quatre promotions de huit
chanteurs et instrumentistes issus d’une dizaine de nationalités,
accompagnés par un pianiste – chef de chant, ont été sélectionnées
par la direction artistique du Festival d’Aix-en-Provence. Les « Lauréats HSBC » poursuivent ainsi l’expérience acquise durant l’été en se produisant lors de récitals et concerts publics (23 représentations depuis 2006) en Europe (Grand Théâtre de Luxembourg, Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, Festival d’Aldeburgh) et dans le monde, notamment en Chine, lors d’une tournée exceptionnelle. Les programmes, préparés à Aix-en- Provence, sont constitués d’airs d’opéras en solos, duos et trios, de mélodies, de Lieder pour le chant et d’oeuvres de musique de chambre. |
| ven 19 mar à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Il y a toutes sortes d’accordéons, mais
moins que de flûtes : irlandaise, baroque
ou peule, koudi, piccolo ou dengakubue,
diatonique, chromatique ou concertina,
venez écouter un duo flûtes-accordéons
(avec un S, bien entendu) de musiciens
qui fabriquent eux-mêmes leurs
instruments, et laissez-vous surprendre
par des sons étonnants. |
| sam 20 mar à 16h | EN SAVOIR PLUS |
La liturgie orthodoxe est mal connue en France : toujours
interprétés a capella (les instruments ne peuvent pas prier...), les
chants sacrés en constituent le coeur et sont considérés comme des
prières à part entière. Malmenée par les troubles politiques qu’a connus la Russie au XXe siècle, la tradition des chants liturgiques reprend peu à peu sa place, en particulier grâce à Vladislav Tchernouchenko qui dirige aujourd’hui la Capella Saint-Pétersbourg. Bravant les restrictions imposées par le régime soviétique, ce grand chef et pédagogue engagé qui dirige régulièrement le choeur de Radio-France vous permet de réentendre aujourd’hui la musique spirituelle orthodoxe : découvrez les chants sacrés de la Pâque orthodoxe interprétés par le plus ancien choeur de Russie fondé au XVe siècle et aujourd’hui brillant ambassadeur de la musique vocale russe. |
| sam 20 mar à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Krystian Zimerman est un pianiste à part : discret, acceptant peu
d’interviews, extrêmement exigeant vis-à-vis de lui-même, il se
produit peu, enregistre rarement et accorde lui-même ses pianos
avant chaque concert. Reconnu comme l’un des plus grands pianistes actuels, considéré comme le spécialiste de Chopin, Krystian Zimerman offre à l’Opéra de Dijon deux sonates du compositeur franco-polonais : des différents visages de la mort à la joie de vivre resplendissante, ces deux partitions à l’humeur opposée révéleront le jeu serein, pur et lumineux d’un génie exceptionnel de la musique. |
| mar 23 mar à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Ce programme symphonique est emblématique de la
force nouvelle apportée par notre orchestre. Le coeur du
répertoire défendu jusqu’alors par les plus grandes
formations européennes ne faisait pas partie de celui de la
formation dijonnaise. Aujourd’hui, nos efforts conjugués
à ceux de l’opéra donnent une place entière et lisible à ces
oeuvres et concernent nos musiciens au même titre que les
ouvrages lyriques. Mozart en sera la transition dans cette soirée. Son ouverture d’opéra L’Enlèvement au sérail est un régal de fantaisie et d’énergie partagée. Une farce humaniste dans laquelle l’orchestre trouvera son élan vers deux oeuvres majeures de la littérature symphonique. La progression sera évidente avec Beethoven et son premier grand concerto pour piano en ut mineur, nous aborderons ici une tonalité plus grave mais enfin marquante dans la série des grandes marches de son oeuvre. Le programme s’achèvera avec le jeune Brahms de 1858, encore tourné vers les sérénades, compositions classiques souvent revenues à l’honneur chez certains romantiques comme Dvořák ou Tchaïkovski. Son oeuvre brillante et émouvante structurée en cinq mouvements alterne de belles méditations et de franches mélodies populaires où l’orchestre chaleureux de Brahms est déjà perceptible. |
| mer 24 mar à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Compositeur de la musique de Panama
Al Brown , Roland Auzet est aussi un
percussionniste spécialisé dans les
instruments insolites : osez un après-midi
mené tambours battants ! |
| sam 27 mar à 16h | EN SAVOIR PLUS |
« La famille est la réunion sous un même toit de plusieurs personnes
qui ne peuvent pas se sentir » écrit le petit Poil de Carotte en
réponse à un sujet de rédaction : on a longtemps souligné le
caractère autobiographique de Poil de Carotte pour son auteur,
Jules Renard, qui a passé son enfance à Nevers et dont on fête en ce
mois de mai 2010 le centenaire de la mort. Ce drame de l’enfance où l’on scrute les petitesses humaines sur fond de maltraitance a été adapté pour le cinéma par Julien Duvivier : le film est très bien reçu par la critique et André Heuzé, le jeune interprète du rôle de Poil de Carotte, crève l’écran. Pianiste à la Cinémathèque québécoise, Gabriel Thibaudeau a souhaité composer une musique pour accompagner ce film muet : la beauté et l’horreur se côtoient dans le film comme dans la musique, et la mère infecte de Poil de Carotte avec sa moustache et ses poches sous les yeux est associée au violon strident tandis que son fils se lie au son doux de la clarinette. Faut-il renoncer au bonheur ? C’est ce que conseille le père de Poil de Carotte à son fils : vous en déciderez en redécouvrant la comédie humaine de ce chef d’oeuvre méconnu d’un enfant du pays, publié en 1900, adapté au cinéma en 1925, mis en musique en 2003 et projeté avec la musique interprétée en direct par l’Octuor de France à l’Opéra de Dijon en 2010. |
| mar 18 mai à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Anima Eterna peut paraître un drôle de nom pour un orchestre,
mais il faut dire que c’est la traduction latine du nom de son
fondateur, Jos van Immerseel : le souffle (ou l’âme, vous choisirez)
anime donc éternellement cet orchestre depuis sa création il y a plus
de vingt ans. D’abord petit ensemble, aujourd’hui orchestre symphonique jouant à travers le monde et disposant d’une discographie impressionnante, Anima Eterna concilie respect de la musique et liberté de l’interprète : respect en tentant d’approcher au plus près, essentiellement par le choix des instruments et des effectifs, la sonorité voulue par le compositeur. Et liberté parce qu’il serait illusoire de vouloir oublier qu’on a beau jouer du Mozart, on reste toujours un homme du XXIe siècle… Si l’on compte ses oeuvres de jeunesse, Mozart a écrit plus de cinquante symphonies : de la première à la dernière, les évolutions sont sensibles et le chemin parcouru impressionnant. On sait peu de choses sur le contexte de composition de ses trois dernières symphonies, mais chacune donne à voir une facette du génie du compositeur, au point qu’on les a souvent désignées comme son testament. À l’apogée de son talent, Mozart nous livre son idéal spirituel avec une expressivité inédite et achève son oeuvre symphonique dans une énergie débordante : malgré les difficultés, les attaques et la pauvreté, c’est Mozart qui triomphe… |
| mer 19 mai à 20h | EN SAVOIR PLUS |
On a tous plus ou moins entendu parler
de Poil de Carotte , mais l’a-t-on
vraiment lu ? Des enfants de Dijon
travailleront avec Yves-Jacques Bouin
pour créer une lecture en forme de
spectacle autour de ce texte de Jules
Renard : venez les applaudir pour leurs
premiers pas sur scène et réentendre un
auteur né à Nevers dont on fête cette
année le centenaire ! |
| sam 22 mai à 16h | EN SAVOIR PLUS |
On vous le demandait en décembre, peut-on jouer une symphonie de Beethoven sans chef d’orchestre ? Oui, vous répondaient les Dissonances qui récidivent avec la Symphonie n°7 : choix d’autant plus risqué lorsqu’on connaît la complexité rythmique d’une œuvre que Wagner surnomma
« apothéose de la danse ». Pour des raisons indépendantes de notre volonté et de celle des artistes, le programme de cette soirée a dû être modifié comme annoncé ci-contre : David Grimal et Les Dissonances nous feront le plaisir d’interpréter un programme original - qui sera (en partie) donné quelques jours plus tôt à la Cité de la Musique à Paris - et qui met en regard deux œuvres composées à 200 ans d’intervalle sur un même thème : les quatre saisons. |
| jeu 27 mai à 20h | EN SAVOIR PLUS |
| sam 29 mai à 16h | EN SAVOIR PLUS |
Tout est dans le titre : sauf que pour
aimer (ou non !), il faut un peu
connaître... Venez écouter la musique
pour voix et piano ou pour piano seul
composée par Schubert et interprétée
par ceux qui seront les musiciens
de demain. Vous nous donnerez ensuite
votre réponse à la question ! |
| sam 5 juin à 16h | EN SAVOIR PLUS |
Le cor se décline en différents types allant du cor de chasse au tuba
wagnérien. Considéré comme l’un des instruments les plus difficiles,
on le trouve aussi bien en concerto qu’en musique de chambre même
s’il a été globalement assez peu employé : avec André Cazalet, l’un
des plus grands cornistes français, découvrez les oeuvres que Mozart
et Britten ont consacré au cor à deux siècles d’intervalle. Mozart a composé quatre concertos pour cor dont trois ont été dédiés à son ami Joseph Leutgeb, propriétaire d’un commerce de fromages et néanmoins excellent corniste. Composé en 1783, le Concerto n°2 pour cor et orchestre se teinte d’une couleur mélancolique rare pour cet instrument. Dédiée au critique musical Edward Sackville-West, la Sérénade pour ténor et cor d’un Benjamin Britten alors âgé de vingt-six ans affirme ses talents pour la voix révélés quelques années plus tôt par Les Illuminations, un cycle de mélodies sur des poèmes de Rimbaud : les deux oeuvres sont marquées par la complicité qu’entretenait Britten avec le ténor Peter Pears, sa muse et son compagnon, et seront interprétées par Jean-Paul Fouchécourt, ténor aux soixante-dix enregistrements que l’on ne présente plus... Ce voyage dans le temps et dans le répertoire se terminera avec une Symphonie n°29 de Mozart à la fois simple et somptueuse : en compagnie de la Camerata, l’orchestre le plus réputé de Bourgogne, découvrez le son doux et majestueux d’un instrument brillant et une voix exceptionnelle. |
| mer 9 juin à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Soirée : c’est ce que signifie «vêpres», à l’origine (latine). Les vêpres
désignent ainsi l’office chrétien qui est donné le soir pour bénir le
jour suivant et célébrer le temps qui passe. Comme leur nom l’indique, Les Vêpres à la Vierge célèbrent la Vierge Marie dans une partition certes fervente mais ne respectant pas toujours les règles strictement liturgiques : il faut dire que le compositeur Claudio Monteverdi, bien qu’il termina sa vie dans les ordres et dédia cette oeuvre au pape Paul V, s’intéressa moins à sa musique proprement sacrée pour lui préférer ses opéras et autres compositions profanes. Le bouleversement est total, car le compositeur, en plus de ne pas vraiment respecter les schémas qu’imposerait l’ordre de la messe, introduit un grand sens dramatique et théâtral dans son oeuvre et apparente ses vêpres à un véritable opéra. En compagnie de l’ensemble La Fenice, vivez la renaissance d’une musique souvent oubliée des salles de concerts et terminez la saison de l’Opéra de Dijon au seuil du paradis… |
| ven 11 juin à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Les inscriptions aux masterclasses de violon de l'Opéra de Dijon sont ouvertes. Professeurs : Vera Beths, David Chan, David Grimal, Vadim Repin Transmettre, écouter, apprendre : c’est l’objet de ces masterclasses et récitals autour du violon que vous propose l’Opéra de Dijon. Les masterclasses de violon de l'Opéra de Dijon se dérouleront sur quatre jours, du 19 au 22 juin 2010. Quatre professeurs, violonistes et pédagogues de niveau international, partagerons leur expérience et leur savoir-faire avec 22 jeunes musiciens venus de toute l'Europe. Vous souhaiter candidater pour prendre part aux masterclasses en tant qu'élève: Merci de bien vouloir télécharger le document ci-dessous. Vous trouverez les informations nécessaires pour candidater ainsi que le formulaire d’inscription à nous retourner par mail. pdf Candidature masterclasses à télécharger Vous souhaitez assister aux masterclasses publiques: A compter du 1er janvier, vous pourrez acheter vos places à la billetterie ou sur le site de l'opéra de Dijon Vous pouvez d’ores et déjà acheter vos billets pour les récitals de Vadim Repin et David Grimal. |
| du sam 19 juin au mar 22 juin | EN SAVOIR PLUS |
Récital David Grimal - Georges Pludermacher samedi 19 juin 20h Bartók, Ravel, Beethoven Récital Vadim Repin - Itamar Golan dimanche 20 juin 15h Debussy, Prokofiev, Beethoven |
| sam 19 juin à 20h / dim 20 juin à 15h | EN SAVOIR PLUS |

Baskets, pointes ou claquettes ? Cabaret, classique, hip hop, strip-tease ou danse africaine ? Jazz, klezmer, classique ou Broadway ? Opéra, piano seul ou comédie musicale ? De George Gershwin, vous connaissez certainement la musique d’Un Américain à Paris ou sa Rhapsody in Blue mais peut-être moins ses Préludes pour piano ou son opéra Porgy and Bess. Avec Dominique Hervieu et José Montalvo, découvrez une biographie dansée de Gershwin, de la légèreté de ses comédies musicales à l’engagement militant de son opéra : une mosaïque d’interprètes et de trouvailles visuelles et sonores pour de la danse explosive sur une musique qui chahute les codes. |
| ven 2 oct à 20h / sam 3 oct à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Fondés en 1907, les Ballets Russes ne survivent pas à la mort de leur
fondateur, Serge Diaghilev, en 1929 : vingt-deux années ont pourtant
suffi à la compagnie de danse pour entrer dans l’histoire. Donnant des spectacles à travers le monde, la troupe s’associe à l’avant-garde artistique de l’époque comme Stravinski, Ravel, Debussy, Picasso, Braque, Matisse ou Chanel. C’est cette réunion d’artistes qui a conduit l’hommage de Wayne McGregor, car avec les Ballets Russes, la danse était devenue un art total et une création collective. « Étonne-moi ! », avait lancé Serge Diaghilev à Jean Cocteau : la compagnie et l’écrivain ont en effet collaboré sur trois spectacles, et c’est en s’inspirant de ce compagnonnage que Javier de Frutos crée une chorégraphie dans l’esprit de Cocteau. Sidi Larbi Cherkaoui, que vous retrouverez en mars avec Origine, réinvente le Prélude à l’après-midi d’un faune, oeuvre de Debussy composée à partir d’un poème de Mallarmé que les Ballets Russes avaient chorégraphiée, créant le scandale à cause d’un érotisme, jugeait-on, trop assumé. Russel Maliphant mêle enfin classique, contemporain, yoga et arts martiaux pour évoquer Nijinski, peintre, danseur et chorégraphe pour les Ballets Russes. Inaugurez la saison russe de l’Opéra de Dijon en voyageant dans le temps et dans l’espace pour un hommage en forme de panorama de la danse contemporaine. |
| sam 28 nov à 20h / dim 29 nov à 15h | EN SAVOIR PLUS |
Un danseur et trente musiciens. La divine Comédie de Dante et La
Passion selon saint Matthieu de Jean-Sébastien Bach. La
profondeur et la légèreté. L’émotion et la parodie. L’ombre et la
lumière. Théâtre, danse et musique. Troisième épisode d’une tétralogie sur La divine Comédie, [purgatorio] IN VISIONE est un étrange spectacle qui déroute sans choquer : une chose est sûre, cela ne ressemble pas à ce que vous connaissez, et le danseur Emio Greco allié au metteur en scène Pieter C. Scholten vous interrogent en beauté : faut-il rire ou pleurer ? Les musiciens sont-ils aussi des danseurs ? La purification de soi passe-t-elle par l’épuisement ? Est-ce un moment de danse ou un numéro de clown ? Cette Passion selon saint Matthieu réécrite par Franck Krawczyck est-elle encore du Bach ? Et ce spectacle, qu’est-ce que c’est ? Il faut dire que le purgatoire lui-même est un espace indéfini entre deux lieux : des souffrances terrestres aux promesses célestes, le dialogue entre danse, musique, artistes et public s’instaure petit à petit et vous prépare au paradis. |
| sam 16 jan à 20h | EN SAVOIR PLUS |
« C'est tellement affreux d'être pauvre ! soupira Meg en regardant sa
vieille robe.» Bienvenue dans le monde merveilleux des Quatre Filles du docteur March où tout n’est qu’union, calme et conformité : dans ce classique de la littérature enfantine où l’on apprend aux jeunes filles à s’adapter au regard de l’autre dans une famille aussi naïve que puritaine, l’édification (plus que l’éducation) est en marche. La chorégraphe Caterina Sagna est une habituée des spectacles corrosifs où l’on attaque les idées reçues avec beaucoup de second degré : dans Sorelline, on joue à la petite soeur parfaite et l’on pose la question du choix de son identité dans une satire implacable. Little Women, c’est le titre original de l’ouvrage de Louisa May Alcott : les quatre filles du docteur March représentent-elles la perfection du genre féminin? On espère bien que non… |
| lun 25 jan à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Josef Nadj pratique la peinture, le dessin, la sculpture, la
photographie, les arts martiaux, le théâtre et l’accordéon avant de
se consacrer majoritairement à la danse. Il continue à exposer régulièrement ses photographies, dessins ou sculptures, et sa mosaïque de talents se retrouve dans ses spectacles qui sont tout à la fois de la danse, du théâtre, des performances et des oeuvres plastiques. Né dans la région de Voïvodine, hier située en ex-Yougoslavie mais actuellement en Serbie, il a fait son service militaire en Bosnie- Herzégovine puis a émigré en Hongrie avant de s’installer en France où il est aujourd’hui directeur du Centre Chorégraphique National d’Orléans : le voyage est essentiel chez Josef Nadj, mais toute son oeuvre semble partir de Kanizsa, la ville où il est né et qui constitue encore aujourd’hui, de par son histoire, sa mémoire et ses paysages, le coeur d’où sa création rayonne. Pour Entracte, Josef Nadj est parti du Yi King ou Livre des Transformations, l’ouvrage fondateur de la pensée chinoise où l’on cherche à comprendre l’univers dans sa globalité et les changements qui l’affectent. Tout est relié dans le Yi King, comme dans Entracte où musique et danse se sont créées ensemble : pour que l’osmose soit totale, il ne manque plus que vous. |
| sam 30 jan à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Si vous connaissez Maurice Béjart, c’est sans doute par ses plus
gros succès : Le Sacre du Printemps, Boléro ou Messe pour le temps
présent ont assis la renommée d’un chorégraphe exigeant qui a su
rendre la danse extrêmement populaire en la sortant des salles de
spectacle pour l’emmener dans des stades ou des palais des sports.
Disparu en 2007, Maurice Béjart était aussi un artiste plus
complexe que l’image qu’on lui a parfois prêtée. Pédagogue pour qui
l’enseignement de son art était primordial, hanté par la mort,
mêlant théâtre, danse et cabaret, il s’est beaucoup inspiré de la
littérature et a contribué à faire découvrir bon nombre de
compositeurs : les pièces Sonate à trois, Variations pour une porte
et un soupir et Le Marteau sans maître ont été créées sur des
oeuvres de Béla Bartók, Pierre Henry et Pierre Boulez, à l’époque
bien moins célèbres qu’ils ne le sont aujourd’hui. Avec cet hommage, le Ballet de l’Opéra national du Rhin dévoile les créations moins connues du répertoire de Béjart, redécouvre la musique du XXe siècle et explore les paradoxes de ce géant de la danse moderne en retournant aux sources de son art. |
| mer 3 fév à 20h / jeu 4 fév à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Secouons le passé avec cette reprise de deux spectacles chorégraphiés
par Dominique Bagouet dans les années 90 : le danseur avait débuté
au Ballet du Grand Théâtre de Genève qui lui rend aujourd’hui
hommage après sa disparition précoce il y a dix-huit ans. Formé chez Maurice Béjart que l’Opéra de Dijon a également salué en février puis chez Carolyn Carlson dont vous avez peut-être vuBlue Lady et Hidden à l’Auditorium l’année dernière, Dominique Bagouet avait créé une danse en cascade à la fois explosive et extrêmement précise. Sur des chansons tirées de l’album Strange Days des Doors, Jours étranges évoque l’énergie si particulière à l’adolescence, entre révolte contre l’ordre établi et la recherche de soi. La violence des émotions submerge les corps et la maîtrise de l’énergie est une lutte sans fin. Avec So Schnell, la fuite est préférée au combat, et le plaisir de danser pour danser devient presque engagé : ce sont les quatre saisons de la vie qui sont imaginées sur une cantate de Bach, et l’insouciance affichée se transforme peu à peu en gravité. Si tout disparaît si vite, la danse pourra-t-elle laisser des traces ? |
| ven 5 mar à 20h / sam 6 mar à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Afrique du Sud, Belgique, États-Unis, Islande, Japon, Liban, Maroc,
Suède. Animisme, bouddhisme, christianisme, hindouisme, islam,
judaïsme. Nord, sud, est, ouest. Feu, terre, eau, air. Homme et femme.
La terre n’est pas si mondialisée qu’on aimerait nous le faire croire, et
le chorégraphe Sidi Larbi Cherkaoui, que vous avez vu à l’Opéra de
Dijon en novembre pour l’hommage aux Ballets Russes, remonte à
l’origine des mythes de nos civilisations pour mieux les déconstruire.
Face au danger des communautarismes et de la société de
consommation, Origine souligne la continuité entre passé et
présent et, en mêlant danse contemporaine et chants traditionnels,
fait tomber les barrières. Avec Origine, oubliez vos préjugés avant d’entrer, laissez-vous déconcerter et remettez l’humain et l’art à leur place, c’est-à-dire au centre. |
| mer 10 mar à 20h / jeu 11 mar à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Impromptu désigne ce qui est improvisé, ou plutôt ce qui a l’air de
l’être : car en réalité, ce spectacle de Sasha Waltz est bien loin de
l’impréparation, tout comme les compositions de Franz Schubert
dont il s’inspire. Impromptus, ce sont des pièces pour piano de style brillant et de forme assez libre que Schubert a composées peu avant sa mort précoce à trente et un ans. Sasha Waltz ne cherche ni à illustrer ni à analyser le compositeur : partant de ses impromptus et Lieder, elle chorégraphie les impressions que Schubert lui laisse et rend toute la fragilité et la beauté de son oeuvre. Avec sept danseurs, une chanteuse et un pianiste, la chorégraphe aujourd’hui mondialement connue évoque l’intimité des relations humaines, le mouvement des corps et la fragilité du bonheur en nous offrant un spectacle toujours en déséquilibre mais à la simplicité désarmante. Entre spontanéité et vulnérabilité, la danse est en suspens et la musique de Schubert se révèle. |
| ven 4 juin à 20h / sam 5 juin à 20h | EN SAVOIR PLUS |

À quoi rêvent Yves Beaunesne et l’Opéra de Dijon ? Sans doute à de vrais liens entre théâtre et opéra, et c’est pour cette raison qu’Yves Beaunesne propose deux mises en scène à l’Opéra de Dijon : l’opéra Rigoletto de Verdi et la pièce Lorenzaccio de Musset, qui sera créée à l’Opéra de Dijon dans des décors construits par ses ateliers. Vous ferez le voyage où il vous plaira, mais entre parcours personnel et fresque d’une époque, cette confession d’un enfant du 19e siècle d’abord frivole puis engagé nous apprend qu’il ne faut jurer de rien : de dictateur minable en tyran piteux et de jeune dépravé en héros martyr, on ne badine pas avec le théâtre, fusse-t-il dans un fauteuil. Évidemment, on ne saurait penser à tout, mais n’hésitez pas à laisser libre cours à vos caprices en retrouvant les huit titres d’oeuvres de Musset qui parcourent ce texte, avant de vous attaquer à Rigoletto… |
| du jeu 12 nov au dim 15 nov | EN SAVOIR PLUS |
Tristan et qui, déjà ? Peut-on réunir ce qui a été séparé ? Mathieu Bauer, Lancelot Hamelin et la compagnie Sentimental Bourreau utilisent l’opéra de Wagner comme matière première et vous offrent un Tristan et trois Isolde se faisant les messagers d’un amour qui sombre dans les délices de la mort. Tristan attend Isolde et meurt à son arrivée, c’est là que ce nouvel opéra commence : l’attente n’est jamais résolue et Tristan interroge le monde des vivants depuis celui des morts. Isolde ira-t-elle le rejoindre ? En partenariat avec le Théâtre Dijon Bourgogne et dans la continuité de la mise en scène d’Olivier Py présentée à l’Opéra de Dijon en juin 2009, découvrez les points de vue multiples d’une oeuvre mythique pour vous déconstruite : Tristan et Isolde se révèle à nouveau dans un spectacle intelligent où l’on joue avec les codes et les contraintes de l’opéra en questionnant les notions d’amour et de désir. |
| du mar 2 fév au sam 6 fév | EN SAVOIR PLUS |
La scène est un ring. Découvrez l’histoire exceptionnelle de Panama Al Brown, boxeur mythique et champion du monde en 1938 qui, après avoir connu la gloire, l’argent et le succès, mourra pauvre et oublié de tous en 1951. Quelle relation le boxer entretenait-il à son corps, lui qui était aussi passionné par la danse et la musique ? Faut-il démolir l’autre pour gagner ? L’ascension sociale d’un homme noir, pauvre et homosexuel était-elle possible dans les États-Unis du début du XXe siècle ? Roland Auzet, instrumentiste et compositeur aux multiples talents, réunit Gaël Baron, comédien et metteur en scène largement reconnu, Guillemette Laurens, mezzo-soprano à la carrière prestigieuse, et le Solistensemble Kaleidoscop, dans un spectacle de théâtre musical hors du commun pour raconter un destin qui l’était tout autant. |
| ven 26 mar à 20h / sam 27 mar à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Le pianiste Mikhaïl Rudy étant souffrant, nous nous voyons contraint d'annuler ce spectacle. Merci de vous rapprocher de la billetterie pour l'échange ou le remboursement de vos places. Nous vous remercions de votre compréhension. |
| mar 30 mar à 20h | EN SAVOIR PLUS |
Aux adultes comme aux enfants, l'Opéra de Dijon propose deux représentations d'un spectacle unique autour de l'univers de Carlo Gozzi, auteur de L'Amour des trois oranges et de L'Oiseau vert. Véritable pièce de théâtre, montée et jouée par des apprentis comédiens issus du collège Le Parc de Dijon, Si L'Oiseau vert m'était conté est l'aboutissement d'une année de découverte et de création entre les collégiens et la compagnie Sandrine Anglade. Le théâtre s'invite à l'opéra ! |
| jeu 6 mai à 15h / jeu 6 mai à 20h | EN SAVOIR PLUS |